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Blablabla : le retour

5 août 2013 - Blablabla

Paris se vide de plus en plus, nous sommes bien au mois d’août, et mes « vraies » vacances ne commenceront que le 17, encore quinze jours de patience donc. En attendant, même si je publie peu, je lis toujours autant (ou presque). Trois lectures m’ont cependant laissé sur ma faim…

88829697_oLa cantatrice chauve et La leçon sont deux pièces de théâtre d’Eugène Ionesco, jouées pour la première fois en 1950 et 1951. Elles explorent le thème de l’absurde.

Le premier texte est assez drôle et même si beaucoup de choses m’ont échappé, j’ai trouvé sa lecture assez agréable. Le second est toujours absurde, mais sa fin est beaucoup plus tragique. Pour l’un comme pour l’autre, j’ai regretté deux choses : j’aurais préféré les voir mis en scène, au théâtre d’abord, quitte à lire le texte ensuite et j’ai cruellement manqué de clés pour comprendre l’écriture de l’auteur. Si vous êtes novice, je vous conseille de privilégier une édition avec des explications. Sans elles, le sens profond du texte risque de vous échapper et vous en ressortirez peut-être comme moi, un peu déçus et frustrés…

 

88830091_oAh, mon cher Beigbeder… Je t’emmène avec moi comme ça, un week-end, pour me tenir compagnie autour de la piscine, après une manucure des ongles ne me manquais plus qu’un cocktail bien alcoolisé et tu me déçois de cette façon ?! Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne !
Disons-le de suite, si vous n’avez jamais lu le dandy infernal germanopratin, ne commencez pas par ce recueil. Cela risquerait de vous en dégoûter de suite. J’ai trouvé ça très très très en dessous de ce que je connais de l’auteur. De la provoc’ inutile, certains passages où l’on a l’impression de lire un enfant content d’écrire « bite chatte couilles », excusez-moi du peu. J’en sauverai tout de même quelques unes : Le jour où j’ai plu aux filles, Manuscrit trouvé à Saint-Germain-des-Prés, L’homme qui regardait les femmes I et surtout Comment devenir quelqu’un, qui malgré sa vulgarité possède une chute géniale. Le reste ne m’a pas franchement « ecstasyée ».

88831311_oPremier roman d’Erwan Desplanques, journaliste à Télérama dixit la couverture, Si j’y suis est un petit livre de 105 pages, qui se lit très vite. J’ai été charmée par la mélancolie qui se dégage du texte, et touchée par Jacques, le narrateur, qui est peu perdu. Entre sa mère gravement malade, mourante même, et son ex-femme, le pauvre homme ne sait plus trop où il en est. Malheureusement, si les trois quarts du livre m’ont plu et convaincue, le dernier chapitre et la chute, eux, ne m’ont pas du tout satisfaite. Disons-le clairement, je n’ai pas aimé la fin. Je ne peux pas vraiment l’expliquer, mais c’est ainsi. Ce livre ne m’aura pas vraiment marqué, c’est dommage. On sent en tout cas de jolies élans d’écriture, à suivre ! François Busnel a fait un très bel article dessus, si vous voulez un avis enthousiaste c’est ici :
http://www.lexpress.fr/culture/livre/si-j-y-suis-par-erwan-desplanques_1214835.html

Voilà pour le bilan de mes dernières lectures ! Sinon, j’ai aussi lu Une partie de chasse, d’Agnès Desarthe. Auteur que j’avais adoré avec Dans la nuit brune, et qui confirme avec ce roman de la rentrée littéraire 2012 son talent pour l’exploration de l’âme… des lapins ! La critique très bientôt. Et pour rester sur ces thèmes animaliers, je suis en pleine découverte du Lièvre de Vatanen, d’Arto Paasilinna. Un classique dans ma famille, que tout le monde me recommande depuis longtemps. Pour l’instant, c’est plutôt sympathique. Allez, sur ces bonnes paroles, je vous laisse mes chatons. A très vite !

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2 réflexions sur “ Blablabla : le retour ”

fleurfleur

J’ai le même avis que toi sur ta lecture d’Ionesco et je n’ai pas eu la chance de voir ses pièces au théâtre.

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Manoulivre

Il va falloir qu’on y remédie Fleurfleur ! D’ailleurs ce soir je serais au théâtre, pour voir Le Dindon de Feydau

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