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Histoire du livre 1. À pleines pages

3 novembre 2013 - Autres livres/Poésie
Histoire du livre 1. À pleines pages

Vous aimez les livres et la littérature. Mais connaissez-vous l’histoire, l’origine des livres ? Leurs procédés de fabrication, d’impression, de diffusion ? La chronologie qui s’y rattache ? Si vous répondez non à ces questions, ou qu’elles vous intéressent particulièrement, alors ce petit livre est fait pour vous.

Figurant comme principal support au cours d’histoire du livre en première année de licence lettres modernes, sa particularité est, avant tout, d’être accessible à tous. Très pédagogique, il propose une sélection d’images magnifiques. Ici, pas d’illustrations inutiles ; montrer – par exemple – les premières presses, aide à se les représenter, ce qui n’est pas toujours aisé quand il n’y a que du texte. L’ouvrage est conçu de sorte à ce que vous n’ayez aucunement « besoin » d’être étudiants ou initiés pour en apprécier pleinement la lecture.

Histoire du livre 1. A pleines pages démarre avec un rappel des origines ; ce que sont le papyrus, le codex, le parchemin. D’ailleurs, savez-vous ce qu’est le parchemin ? De la peau, de mouton, de chèvre ou de veau. Les parchemins de qualité supérieure étaient obtenus à partir du vélin, la peau du veau mort-né. Subissant une longue transformation, la peau était trempée dans de l’eau de chaux, débarrassée de ses poils, tendue sur un cadre pour le séchage, puis découpée pour former des cahiers. D’où sa rareté et son prix élevé ; il fallait une quinzaine de peaux pour un ouvrage de taille moyenne. Personnellement je l’ignorais, ou plus exactement je ne m’étais jamais posée la question. Vous pourrez aussi comprendre les mécanismes de l’imprimerie, des tâtonnements aux tirages perfectionnés du XVIIIe siècle. Vous vous rendrez compte que les polices que nous utilisons encore, à l’heure du tout numérique proviennent de la fin du XVIe siècle. Comme la Garamond, du nom de son créateur, utilisée déjà en 1544 !

La seconde partie aborde d’autres thèmes passionnants, comme les nouveaux courants de pensée, qui vont pouvoir se propager grâce à la circulation plus rapide du livre : les idées de la Réforme, de l’humanisme, le travail des Encyclopédistes. C’est alors que le livre devient un sujet d’inquiétude pour les autorités en place, morales, étatiques ou religieuses et que des outils de contrôle se généralisent ; livres approuvés ou non par les censeurs, notions de « bons » et de « mauvais » livres, limitation des libraires et imprimeurs autorisés en France, sous Colbert. Plus tard, on commencera à protéger les auteurs, par le « copyright », et même simplement, par le versement de salaires. Quant à la notion de « propriété intellectuelle », le cheminement s’est fait lentement, à la toute fin du XVIIIe siècle.

Ce petit livre est aussi l’occasion de mener une réflexion sur la richesse de l’objet-livre, témoignage extraordinaire de son époque. Et de se poser des questions quant à sa remise en question, son évolution, voire son éventuelle disparition…mais je m’arrête ici, car ces problématiques figurent au second tome, que je vais de ce pas entamer !

 

Histoire du livre 1. À pleines pages, de Bruno Blasselle. Éditions Découvertes Gallimard. 160 pages.

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