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21 avril 2013 - Romans
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Franck Money est un ancien soldat qui vient de s’évader d’un hôpital. Il doit coûte que coûte rejoindre le Sud des États-Unis, pour y chercher sa sœur qu’il sait en danger. C’est un homme traumatisé par la guerre ; ses deux seuls amis sont morts, lui est toujours vivant et se demande pourquoi. Trop abîmé, meurtri en lui-même, il est en proie à des pulsions difficilement maîtrisables. La culpabilité le ronge, car il porte un secret bien trop lourd pour lui. En cherchant à sauver sa sœur, c’est aussi lui-même qu’il tente de sauver. Est-il déjà trop tard ? Qui surmontera ses traumatismes ? Est-ce que la vie reprend le dessus sur tout ? Et enfin, quel est le prix de la rédemption ?

Bon, normalement là c’est le moment où je perd tous mes (quelques) lecteurs. Allez, je le dis vite et après j’explique tout : ça l’a pas fait. (Alerte rouge, mes stats sont en chute libre après cette phrase). Évidemment, Home à fait beaucoup de bruit pendant cette rentrée littéraire. Tous les blogueurs en ont parlé. Je suis certainement la seule quiche à le lire après tout le monde, et en plus à dire que je n’ai pas accroché. Tant pis ! J’assume cette position suicidaire originale.

Je pense tout d’abord qu’il me manque des références pour apprécier. Mes connaissances historiques concernant les États-Unis sont très relatives, par conséquent je n’ai pas réussi à situer l’action à une période précise. Du coup, le sens profond du texte m’est passé à des kilomètres… D’habitude, des éléments me mettent sur la voie, dans les descriptions (vêtements, objets, véhicules…) mais là, pas du tout. Cela m’a gênée tout le long de ma lecture. Pour ne pas rester bête, après l’avoir fini j’ai effectué des recherches sur internet et appris que le personnage principal revient de la guerre de Corée. Nous sommes donc dans les années 50, en pleine ségrégation raciale. Ben au risque de paraître franchement stupide, j’admet ne pas avoir pensé à cette période là plutôt qu’à une autre, les États-Unis ayant un passé chargé côté racisme ! Et à propos d’Internet, il va falloir m’expliquer où un journaliste a vu que ce roman était « piqueté d’humour »… là aussi j’ai dû louper un truc ! Quant aux critiques élogieuses qui vantent la concision du texte, son côté percutant, je dirais plutôt froid, à mon goût..

A l’image de certaines histoires d’amour que l’on aurait tant voulu voir marcher et qui foirent, faute de compréhension, je n’ai pas su aimer le livre de Toni Morrison. Je le regrette vraiment, car la femme m’est sympathique et son engagement me touche. Mais le fond comme la forme m’ont laissée insensible. Le passage de la révélation du secret de Franck m’a chamboulée, mais qui ne le serait pas ? J’ai aussi aimé la « leçon de vie » donnée par les femmes qui soignent Cee ; même si l’on a pas grand-chose, même si l’on est pas grand-chose, l’important est de se respecter, de rester digne. Mais bon…deux passages appréciés sur un livre entier, ça fait peu.

 

Home, de Toni Morrison. Éditions Christian Bourgeois. 153 pages.

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2 réflexions sur “ Home ”

fleurfleur

Je fais partie de ceux qui ont apprécié ce roman. Par contre, je n’ai pas ressenti l’humour. Au contraire, je l’avais ressenti comme un livre très pesant.

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Manoulivre

Pesant, carrément ! Mais c’est surtout que je m’attendais vu toutes les éloges lues ou entendues à beaucoup plus d’émotion… Ben tant pis ! Ca arrive même aux meilleurs de caler

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