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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

8 avril 2013 - Romans
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Allan Karlsson a cent ans aujourd’hui et aucune envie de fêter son anniversaire avec les autres membres de sa maison de retraite. Pour y échapper, il se fait la malle, tout simplement. En passant par la fenêtre de sa chambre, il va rejoindre à pied la gare routière, et embarquer la valise d’un jeune type désagréable.

Va s’ensuivre une foule d’événements, de rencontres et de rebondissements pour notre centenaire. En effet, la valise volée est remplie de billets appartenant à une organisation mafieuse assez… spéciale dirons-nous. En parallèle de la « cavale » du vieux, des flash-back de son passé commencent à faire leur apparition. Par ordre chronologique, on apprend donc à connaitre la vie de ce personnage haut en couleurs. C’est là que se trouve tout le charme du roman. Allan Karlsson a côtoyé les plus grands du XXe siècle, à la faveur de situations toujours plus rocambolesques et délirantes les unes que les autres. Il rendit service à la fois à Franco, Truman, Mao, Staline ; rencontra le Général de Gaulle, alla dans une foule de pays, traversa l’Himalaya à pied, passa à Téhéran, vécu à Bali… Tous ces épisodes eurent souvent pour point commun un amour immodéré pour les explosifs et les phrases malheureuses ou involontaires, proférées par un héros peu ordinaire.

Si le démarrage du roman est lent, surtout ne vous laissez pas décourager. C’est pour installer tranquillement cette suite ininterrompue d’anecdotes qui vous laisseront le sourire aux lèvres jusqu’à la dernière page. Car Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un de ces livres qui vous met de bonne humeur, et dont la douce folie vous ravira. L’art de Jonas Jonasson, son auteur, a été de combiner Histoire mondiale et histoire individuelle. Son personnage, qui nous apparaît au départ comme un simple papi diminué physiquement (le « vieux » étant l’ individu même qui, de nos jours, gagne en espérance de vie mais pas forcément en considération) va finalement se révéler être un sacré loustic auquel on s’attache.

Un des proverbes préféré du vieux, répété souvent au cours de ses innombrables pérégrinations est celui-ci : « Les choses sont ce qu’elles sont et elles seront ce qu’elles seront ». Une chose est certaine en ce qui concerne cette lecture : elle fut une des plus agréables et légères de ce début d’année, et restera longtemps un excellent divertissement que je recommanderai. Merci au Club des Lectrices d’avoir proposé la lecture de ce truculent roman…

 

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson. Éditions Pocket. 512 pages. 2012.

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