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Une promesse

11 octobre 2012 - Romans
Une promesse

Autour d’Etienne et Fauvette, il y a sept amis. Qui chaque jour de la semaine visitent leur maison, ouvrent les volets, mettent la table, changent l’eau des fleurs. Mais il y a surtout un frère, Lucien, celui d’Etienne, qui leur a fait tenir une promesse. Contre le deuil et le temps qui court, emportant les âmes et avec, leur souvenir. Il y a le combat d’un homme contre le chagrin, qui a fait appel aux autres pour rester debout.

En dire plus sur l’histoire en elle-même serait gâcher le livre. Je m’arrêterai donc là pour ce qui est du contexte. Si le début m’a plutôt captivée, je dois admettre que toute cette douceur, cette délicatesse dans l’écriture m’ont, au fur et à mesure, fait perdre le fil de ma lecture et surtout m’ont un peu « éloignée » du récit. Trop de douceur tue la douceur? Je ne sais pas… je pense surtout que les livres ne nous touchent pas de la même façon selon les moments, et qu’après ma précédente lecture ce roman m’a paru un peu (plus) fade.

Cependant Une promesse reste un livre de qualité, je tiens à le préciser. Les personnages sont tous attachants et si l’auteur raconte un petit bout de leur vie à tous, c’est pour nous donner des indices sur les motivations qui les ont poussés, chacun à leur mesure, à tenir la promesse. Quelques passages m’ont beaucoup plu, (constat partagé par d’autres blogueurs/euses). « Alors, Etienne a raconté. Il n’a pas dit le socle en bois rapporté par Eugène, la veilleuse posée par Marie sur le rebord de la fenêtre, la grande tempête de septembre, la disparition du père, leur départ vers un ailleurs sans port. Il n’a rien dit de tout cela. Aux enfants, il a raconté une autre histoire. Celle d’une lampe fabuleuse qui passe de mort en mort jusqu’à la fin des temps. Il a raconté l’histoire d’une dame âgée et de son vieil homme, qui avaient hérité de cette lampe, il y a bien longtemps dans un autre pays. Ils savaient que lorsqu’ils mourraient, l’un, ou l’autre, ou les deux, ils vivraient encore un jour et une nuit s’ils offraient leur âme à sa lumière. »

Un récit mélancolique, très bien écrit, sur l’amour infini d’un vieil homme pour sa femme, sur l’amitié, le devoir de mémoire, et la difficulté de composer avec la perte des êtres aimés. Un livre à lire au coin du feu sous une couverture, avec une douce pensée pour tous ceux qui nous ont quittés et qui nous manquent.

 

Une promesse, de Sorj Chalandon. Éditions Le Livre de Poche. Prix Médicis. 2008.

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